Titouan Landriau, le visage d’une jeunesse vendéenne engagée

Étudiant en deuxième année de sciences politiques à l’Ices (Institut catholique d’études supérieures), le natif de La Roche-sur-Yon revendique un fort attachement à sa ville natale où il a effectué l’ensemble de sa scolarité et pratiqué le hockey sur glace pendant six ans.
Temps de lecture : 2 min

À seulement 18 ans, Titouan Landriau incarne une génération de jeunes vendéens désireux de faire bouger les lignes politiques.

Étudiant en deuxième année de sciences politiques à l’Ices (Institut catholique d’études supérieures), le natif de La
Roche-sur-Yon revendique un fort attachement à sa ville natale où il a effectué l’ensemble de sa scolarité et pratiqué le hockey sur glace pendant six ans.

Passionné depuis longtemps par la vie publique, Titouan a rejoint les Jeunes avec Macron depuis un an et demi, d’abord comme simple sympathisant, puis comme militant. Il ne cache pas ses inquiétudes face à la montée de l’extrême-droite en Vendée.

Fin août, il a franchi un nouveau cap en devenant référent départemental du mouvement, succédant à Arthur Lambert, désormais membre du bureau national. Autour de lui, une cinquantaine de sympathisants, dont une vingtaine de militants particulièrement actifs.

Des étudiants de l’Ices ou de l’université de la Courtaisière, «  des jeunes qui ne se reconnaissent pas dans les extrêmes  », précise Titouan. L’élan insufflé par Gabriel Attal à Renaissance, avec un bureau national renouvelé et la création de l’académie des municipales, semble séduire cette génération.
Les Jeunes en marche (le nouveau nom adopté à l’occasion des dix ans du mouvement) veulent redonner un souffle à leur engagement.
Les thématiques sociétales occupent aussi une place centrale, notamment la santé mentale, « un combat porté par le président de la République ».
Si l’équipe revendique son ancrage dans la majorité présidentielle, elle n’hésite pas pour autant à exprimer ses désaccords.

« On est encarté, mais on garde notre liberté. »


Ainsi, les Jeunes en marche ont publiquement regretté la réduction du Pass Culture et du Pass Rail sous le gouvernement de François Bayrou, ou encore la baisse des subventions au monde de la culture, du sport et du social, décidée par la présidente de la Région, Christelle Morançais. « On nous considère un peu comme le poil à gratter de la majorité », sourit Titouan.

Titouan Landriau est un jeune homme à l’agenda bien rempli, entre études, engagement politique, responsabilités au Parlement des étudiants et à Politeia à l’Ices, sans oublier ses samedis passés à vendre du fromage dans une grande surface yonnaise.

Longtemps tenté par une carrière de pilote de ligne, un problème de vue l’a détourné de cette voie. « Une grande désillusion, mais qui m’a permis de découvrir un autre horizon », reconnaît-il. Celui des affaires publiques et européennes. Et pourquoi pas d’un mandat local, si l’opportunité se présente.


Articles similaires

Vous apprécierez sûrement ...